Pathologies rétiniennes

La rétine est la membrane qui tapisse l’intérieur du globe oculaire. Elle reçoit les rayons lumineux pour les transmettre au cerveau sous forme d’image par l’intermédiaire du nerf optique. Elle est essentielle dans le processus de vision de l’être humain, mais celle-ci peut être atteinte de plusieurs pathologies :

La DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge correspond à une détérioration de la zone centrale de la rétine, la macula. Cette pathologie se présente généralement chez les patients de plus de 50 ans.

Deux formes de DMLA sont actuellement répertoriées :

La DMLA Humide

Elle évolue rapidement et doit être pris en charge au plus tôt. elle est due à la création de vaisseaux sanguins libérant des fluides dans la macula qui désorganisent la rétine

La DMLA Sèche

Son évolution est lente, elle entraîne une disparition progressive des cellules de la macula. C’est aujourd’hui la forme la plus fréquente.

Ce qui doit alerter

Les symptômes sont communs aux deux variantes : une diminution de votre acuité visuelle, une tâche sombre se forme au centre de votre vue, vous avez comme un voile qui se forme, vous distinguez moins bien les couleurs et vous avez une difficulté à déterminer les détails visuels (visage, lecture, etc.).

La rétinopathie diabétique

Le diabète à un impact réel sur votre vue, c’est même la première cause de cécité dans les pays industrialisés. L’hyperglycémie provoque des hémorragies et des œdèmes au niveau des vaisseaux sanguins de la rétine, ils perdent de leur perméabilité. Cela peut entrainer des complications graves comme l’hémorragie de la rétine ou du corps vitré, un glaucome, un décollement de rétine (voir plus bas) ou encore la perte totale de la vue.

Ce qui doit alerter

Toute baisse d’acuité visuelle couplée avec un diabète doit vous alerter. Cependant, certains patients restent asymptomatiques les premières années (8 à 10 ans). Lors de la formation d’un œdème, la baisse de vue peut être progressive, mais aussi très rapide si des complications se présentent. Dans le cas d’un glaucome (pression importante dans l’œil), des douleurs importantes peuvent êtres ressenties.

Les personnes diabétiques sont fortement invitées à effectuer une visite de contrôle du fond d’œil chaque année. La détection précoce de la pathologie est évidement préférable pour son traitement.

Les traitements

Pour lutter contre la cécité, en cas de non prise en charge de la pathologie, l’équilibre entre le diabète et la tension artérielle reste le meilleur atout pour éviter toute aggravation de la maladie.

Le laser focal ou les injections intravitréennes peuvent améliorer la perméabilité des vaisseaux sanguins de la macula. Le laser par photocoagulation est indiqué pour les formes les plus sévères. Il n’améliore pas la vue, mais protège la personne diabétique de certaines complications.

Dans le cas de graves formes hémorragiques ou de décollement de rétine (voir plus bas), la chirurgie du vitré et de la rétine peut être envisagée.

Le trou maculaire

Affection rétinienne assez rare, elle correspond à une modification de l’interface entre le corps vitré (gel transparent de l’œil) et la rétine, générant un trou dans la partie centrale de la rétine, la macula.
Différence entre un œil sain à gauche et un œil atteint de trou maculaire à droite.

Ce qui doit alerter

Cette pathologie entraine une baisse d’acuité visuelle rapide, pouvant être accompagnée de déformations et d’une tache noire au centre de votre champ de vision, il faut consulter en urgence.

Les traitements

Suite à la découverte d’une déchirure rétinienne, il peut être effectué un traitement au laser avant le décollement réel de la rétine. Cela réduira significativement les risques de décollement futurs potentiels et la récupération visuelle peut être assez bonne dans le cas d’un traitement précoce.

Suite à l’intervention, il peut être nécessaire de garder la tête orientée face vers le sol quelques jours. La récupération de la vue se fait progressivement au cours des mois suivants, elle reste partielle dans la plupart des cas. Cette intervention peut également être associée à une chirurgie de la cataracte.

Le décollement de rétine

Pathologie rare, le décollement de rétine peut survenir à tout âge. Les personnes myopes, ayant eu un traumatisme oculaire ou de plus de 50 ans sont plus à même de le contracter. L’évolution de l’interface entre le corps vitré et la rétine pourra provoquer une déchirure du tissu rétinien. Cela aura pour conséquence de laisser échapper des fluides par cette entaille oculaire qui pourront par la suite créer un soulèvement de la rétine, pouvant aller jusqu’à la cécité si cela n’est pas traité.

Ce qui doit alerter

Les symptômes ne se font pas ressentir tout de suite. L’apparition de mouches volantes (points noirs) ou bien de flash lumineux nécessite de réaliser un fond d’œil en urgence pour contrôler d’éventuelles déchirures rétiniennes. Un soulèvement rétinien, stade plus avancé, se caractérisera par un voile sombre de grandeur variable sur le côté du champ de vision avant de progresser vers le centre. Les personnes diabétiques sont fortement invitées à effectuer une visite de contrôle du fond d’œil chaque année. La détection précoce de la pathologie est évidement préférable pour son traitement.

Les traitements

Suite à la découverte d’une déchirure rétinienne, il peut être effectué un traitement au laser avant le décollement réel de la rétine. Cela réduira significativement les risques de décollement futurs potentiels et la récupération visuelle peut-être assez bonne dans le cas d’un traitement précoce.

S’il y a découverte d’un décollement de rétine lors de l’examen du fond d’œil, le traitement chirurgical sera nécessaire pour colmater les déchirures en vue d’une réapplication de la paroi rétinienne sur le globe oculaire. Cela peut être effectué par laser, cryothérapie, indentation sclérale, vitrectomie avec tamponnement intraoculaire. La récupération visuelle dépend des individus, du type et de la durée du décollement de rétine.

On estime un taux de succès de 70 à 80 % lors d’une déchirure ou décollement de rétine, cependant, il est fréquent d’observer le développement d’une cataracte les mois suivant l’opération. Une deuxième chirurgie peut donc être nécessaire pour le patient.

Les maladies héréditaires

Il existe plusieurs maladies héréditaires de la rétine, souvent génétiques. De nombreuses recherches sont menées autour de la thérapie génique, les cellules souches ou encore les implants rétiniens.

La rétinite pigmentaire

Cas le plus fréquent (1/3500 personnes touchés), elle reprend plusieurs pathologies à la fois qui engendrent une baisse de la vue par faible luminosité, avant d’évoluer vers une diminution de la vue périphérique le jour, conduisant petit à petit vers la cécité.

L’amaurose congénitale de Leber et la maladie de Stragardt

Cas les plus fréquents de cécité chez les enfant aveugles (10 à 20 %). Ce sont des maladies incurables pour lesquelles seuls des soins palliatifs existent. La recherche continue à ce niveau, mais rien ne fait encore état d’avancée thérapeutique.

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